Réunion de la 9e Table Tactique

, par Frédéric Targe

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Date :
Lieu : ARS / Salle Moutouchi
Heure de début :

Présents : 13

A.R.S. : Dr DRAGON Jean - Médecin
ASGUAL : Mme THOMAS Annick Présidente
ASGUAL : Mme REIS-CORBIN Sonia Trésorière
CONSEIL GENERAL : M. CONSTANCE Jean-Pierre Directeur de l’Autonomie
CONSEIL GENERAL : Mme NERON Marie-Laure coordinatrice
EPHAD LAMA : Dr BRIOLANT Sabine Médecin coordinateur
EHPAD EBENE : M. Éric DONATIEN Directeur
MAIA : M. Frédéric TARGE Pilote MAIA Guyane
MAIRIE MATOURY : Mme COUCHY Brigitte Directrice CCAS
MAIRIE DE CAYENNE : Mme ROBEIRI-LYNION Rayline Directrice CCAS
MAIRIE DE MACOURIA : Mme JEANNEAU Estelle déléguée aux personnes âgées
MDPH : M. SEBELOUE Thierry Directeur Adjoint
RESEAU DE GERONTOLOGIE : Mme NOUVELLET Marie-Louise

Excusés : 2

CERPAG : Maurice BERTRAND – Présidente
CENTRE MEDICO-SOCIALE EBENE : M. IMFELD Jean-¨Pierre Directeur

Absents : 18

ATG : Mr TONY Damien
C.G.S.S. : Mme BLEZES Evelyne
CENTRE HOSPITALIER CAYENNE : Mr DELPECH Dominique Directeur ; Dr DESVILLES Michel chef de service-Psychiatrie ; Mme BRUCKER Marie-Lise Directrice qualité et établissement annexes
CENTRE HOSPITALIER KOUROU : Mr CHAUMEIL Christophe Directeur
CENTRE MEDICAL SAINT PAUL : Mr PIERROT Jean-Marc Directeur
CIASS KOUROU : Mme LEVEILLE Francisca Directrice
CLINIQUE VERONIQUE : Mr PILA Jean-Michel Directeur
EHPAD SAINT-PAUL : Mme ELI Nathalie Directrice
HAD GUYANE : Mr BOURLIER François Directeur/ Dr DEJAULT Laurent Médecin coordinateur
MAIRIE DE REMIRE-MONTJOLY : Mme Généba KOUSSIKANA Directrice CCAS
MAIRIE DE MONTSINERY TONNEGRANDE : Mme BOURDIN Line
MGEN : Mr HO YORCK KRUI Marc Directeur
MNT : Mme CLE Caroline Directrice
TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE : Mme JOUBERT Françoise Juge des Tutelles
URPS INFIRMIERES : Mme MATHIEU Mylène Présidente
URPS MEDECINS : Dr BROUIX Alain

Suivi de décisions

  1. Mr TARGE rappelle que tout monde avait approuvé l’organisation d’une réunion d’information du dispositif MAIA pour les entreprises intervenant à domiciles et ayant un agrément. Il précise, qu’elle a eu lieu le 26 juin 2014 au Centre Médico-Sociale de l’EBENE et qu’il n’y avait que cinq organismes qui ont répondu sur une vingtaine d’invitation envoyée dont trois se sont excusés. On peut déduire qu’il n’y a qu’une dizaine de structure qui seront susceptible d’intégrer le dispositif. Afin de formaliser ce partenariat : je leur ai demandé d’envoyer un mail en précisant plus formellement qu’il souhaitaient dispositif et à cet issus nous pourrons voir dans quelle mesure nous pourrons l’ai intégrer et cela à partir du mois de septembre.
  2. Au vu des décisions prisent à la Table Tactique n° 8, concernant le port des bracelets d’identification, nous avions décidé de mettre en place un protocole sur le territoire de la MAIA. Un groupe de travail s’est réuni afin d’élaborer un document dont Mme NOUVELLET nous présentera une ébauche.
  3. Nous nous sommes également concerté pour discuter du guide des aides sociales.
  4. Nous devions aussi mettre en place une réunion d’information avec les assistantes sociale du CHAR, ce qui a été fait la semaine dernière avec l’aide de Mme BRIQUET. Dr BRIOLANT est aussi intervenue pour expliquer quelques notions en termes de vieillissement ainsi que les bases de la gérontologie. Elle propose également que cette action soit reconduite l’année prochaine.

Ordre du jour

  1. Suivi de décision de la réunion précédente
  2. Présentation d’un protocole d’utilisation du bracelet d’identification sur le territoire MAIA
  3. Bilan d’une année du service des Cas Complexes
  4. Retour de la fiche d’expérimentation du guichet intégré
  5. Présentation d’un projet de guide sur les aides sociales sur le territoire
  6. Questions diverses

Délibérations

Présentation d’un protocole d’utilisation du bracelet d’identification sur le territoire MAIA

Mme NOUVELLET : Nous ne savons pas encore s’il faut l’appeler « bracelet de sécurité ou d’identification ». Il faudrait trouver le terme exact. Cette initiative a été prise par les GDC suite aux problèmes rencontrés sur le terrain, par des patients dits « fugueurs ».
Mme BRIOLANT : rappel qu’à l’hôpital, ces outils ne sont utilisés qu’en chirurgie et en natalité.
M. SEBELOUE : demande si c’est juste un bracelet, il n’y a rien d’électronique dessus.
Mme NOUVELET : c’est juste une pochette plastifiée, dans laquelle on peut glisser un numéro de téléphone, ou des informations pour pouvoir prévenir un proche. Par ailleurs, si d’autres personnes connaissent des outils similaires, nous sommes ouverts à toutes propositions. Nous travaillerons sur 10 critères et la réflexion se porte sur une question : ces bracelets sont pour qui ?
Des patients atteints de pathologies neurodégénératives, qui partent du domicile seules à l’insu de son entourage,
Mme BRIOLANT : intervient : si vous mettez des patients atteints de pathologies neurodégénératives ça réduit le champ de certaines démences. Il sera préférable de mettre atteints de démences sévères.
MDPH : qui souffre de la maladie d’Alzheimer et apparentés,
Dr BRIOLANT : explique que démentiels sévères permet de mieux cibler. Par ce que dans la maladie d’Alzheimer, il y a divers pathologies cognitives.
Mme NOUVELET : Il y surtout des patients qui non pas d’entourage et cela permet de les sécuriser afin qu’il n’y est pas d’accident grave de la route ou risque d’égarement.
Nous sommes ensuite demandé Pourquoi ?
Pour permettre la réintégration au domicile (pour qu’on n’est pas à le rechercher partout), c’est un appui importante pour la famille ainsi que pour l’aidant souvent dépassé par les évènements.

Mme BRIOLANT : il est à noter qu’il ne faut quand même pas que la famille soit moins vigilante par ce qu’il porte un bracelet. Le bracelet ne remplace pas la surveillance, elle y contribue.

ASGUAL : il est vrai que si la personne se perd ou fugue, quoi que, ce sont des termes qui ne sont plus utilisé, on parle plus « d’errance ».

Dr BRIOLANT : demande que les termes utilisés soient remplacé par « ERRANCE » par ce que c’est plus approprié.

Mme NOUVELLET : Prend note des différentes suggestions proposées et continue aux vu des maltraitances : ce bracelet sera la frontière qui permettra aux personnes retrouvées un peu de dignité. Elle propose aussi d’informer les personnes publiquement sur ces nouveaux dispositifs. De plus quelqu’un qui retrouve une personne errante, pourra immédiatement intervenir en utilisant les informations se trouvant dans la pochette. Je voudrais aussi vous demander, après l’élaboration de notre protocole de pourvoir le soumettre au service de l’ERMA (Espace nationale de Réflexion éthique sur la Maladie Alzheimer) qui a été créer suite au plan 2008-2012. Nous pourrons ainsi avoir un avis lorsque nous aurons validés notre protocole.
Mme THOMAS : Témoigne qu’il y a des personnes atteintes sévèrement, qui enlèvent les bracelets ; et qu’il conseillait aux familles qui viennent à l’ASGUAL de coudre sur leur vêtements un numéro de téléphone et le nom sur chaque vêtement. Il y a maintenant des brochures sur l’errance. Il y aura des campagnes d’informations qui seront faites au niveau : de la voie publique, de la police, de la gendarmerie, pour informer du type de comportement qu’il faudrait adopter dans le cas où ils seront en face d’une situation d’errance.

Mme NOUVELLET : Nous nous sommes aussi posé un certain nombre de question sur : qui doit décider pour porter ce bracelet ? Dans quelle condition ? Quels types d’informations qui doivent y figurer ? Qui doit décider de la suppression du bracelet ? Cela peut-il être un professionnel de santé, le représentant légal, l’aidant principal. Il faut vraiment une organisation ! Donc la question est posée à tout le monde ?

Mr TARGE : si nous prenons le cas de certains patients qui sont en situation dite complexes, il n’y a personne dans l’entourage. Donc nous essayons de les mettre sous tutelle, de plus cela prend du temps ? Et en attendent ils sont livrés à eux même.

Dr BRIOLANT : néanmoins, cela peut-être considéré comme une contention.

Mme NOUVELLET : quoi qu’il en soi, nous avons bien précisé, qu’il faudrait avoir le consentement de la personne s’elle est capable de décider.

Dr BRIOLANT : je pense que c’est un peu plus compliqué. S’il y a une opposition il faudrait réfléchir à d’autres possibilités.

ASGUAL : en face de la BNP, il y a une structure qui peut intervenir pour le marquage des vêtements. Je me souviens qu’il y avait des gens, quand ils partaient en cure thermale ou les enfants partent en colonie de vacance, emmenait leur vêtement pour marquer le nom, le prénom ainsi qu’un numéro de téléphone. Je suggère à mes agents de l’ai sollicité si c’est nécessaire.

Mme NOUVELLET : donc, je note cette solution alternative, si la personne refuse le bracelet. Quels types d’information doivent y figurer ? Par exemple le nom ou le prénom, le médecin traitant ou bien l’aidant, le numéro de téléphone de la police ou la gendarmerie.

Dr BRIOLANT : je suggère, le gestionnaire de cas dans la mesure que cette personne est suivi par elles.

Mr TARGE : rappelle que cette réflexion a été suggérée par les gestionnaires de cas suite aux problématiques du terrain. Ce protocole sur le territoire, peut répondre au besoin d’autre structure qui a les mêmes difficultés que nous. Suite à la validation de la Table Stratégique, un partenaire pourra s’y référer s’il est confronté à ce type de problème et avec le même public.

Mr DONATIEN : rappel que les propositions sont faites en Table Tactique et validé en Table Stratégique.

Mme NOUVELLET : finalement qui propose le bracelet ? Il est vrai que tout le monde n’est pas habilité à le faire. Est-ce que le médecin traitant est au courant de la situation pour pouvoir le faire, l’infirmière qui intervient à domicile, le SSIAD, l’équipe mobile d’Alzheimer, les GDC ou l’aidant à domicile peut peut-être intervenir aussi dans certaines conditions et le réseau dans le cadre du parcourt du patient.

Mr DONATIEN : d’autre part qui met le bracelet ?

Mme NOUVELLET : cela se pose assez facilement, et se sera probablement le réseau ou les gestionnaires de cas

Mme BRIOLANT : de toute façon, il faudra que ce soit la personne qui remet le bracelet, à la famille ou à l’infirmière ayant l’aval du médecin traitant. En fait, il faudrait un courrier pré-fait, déjà élaboré qui explique bien l’apport bénéfique du port du bracelet. Le médecin n’aurait qu’à inscrire le nom du patient et signé !

Mr TARGE : je rappelle, que les GDC ainsi que le réseau également, rencontrent les mêmes situations. Maintenant, nous essayons de mettre en place un protocole pour ces deux services. Potentiellement, les autres partenaires du territoire MAIA pourront l’utiliser.

Mme NOUVELLET : dans un premier temps, c’était plus pour les aidants, heureusement que la question du protocole a été soulevé ! Par ce que nous aurions remis qu’aux aidants tandis que les autres. Tout compte fait, nous resterons sur ces deux phases et suite au résultat sur le terrain, nous pourrions l’élargir en 2015 par exemple.

Mr DONATIEN : de toute façon, selon les retombés, nous verrons bien ! Ainsi, les aidants qui sont confrontés quotidiennement à cette situation pourront y avoir accès sans aucune difficulté.

Mr TARGE : demande, s’il faut remanier le protocole et le représenter à la Table Tactique au mois de septembre ?

Mme NOUVELLET : oui, le protocole doit être testé au moins pour l’année 2015, avant de l’amplifier sur le territoire MAIA.

BILAN ANNUEL SUR LE SERVICE DES GESTIONS DE CAS

Mr TARGE : présente rapidement le bilan annuel du service de Gestion de Cas. Au bout d’un an nous avons traité 47 dossiers répartis de la façon suivante : 37 situations de cas complexes dites actives, 4 dossiers en réorientations, 5 décès, et 1 mise en EHPAD.

Mr TARGE : nous sommes au mois de juin et nous avons dans nos fichiers : 21 femmes et 16 hommes pour un total de 37 dossiers qui sont suivi par les GDC. C’est-à-dire qu’en un an, nous avons eu 47 dossiers et un an plus tard nous avons 37 qui sont toujours actives à la MAIA. Je rappelle que ce sont des suivis à long ou à court terme. Il est vrai qu’en 2013 nous étions un peu en difficulté par rapport aux partenaires, par ce qu’il y a eu des problèmes dans la diffusion des informations maintenant les choses s’améliorent petit à petit.

Mr TARGE : en effet les pourvoyeurs. Si bien que le service d’aide à la personne représente 21%, la consultation mémoire 9%, les médecins traitant 7%, le réseau gérontologique 10%, le CIAD 6%, tandis que le Conseil Général ça commence à venir et les CCAS et autres MAIA.

En ce qui concerne les GDC, j’ai quelques remontés au niveau des dossiers APA, qui prennent beaucoup de temps, mais sachant que nous nous trouvons dans des cas dits complexes, c’est-à-dire urgent, il faudrait que le temps dans les traitements soit plus court. Par ailleurs il ne faudrait pas perdre de vu que ce sont des personnes âgées, maintenu à domicile et en générale en situation de fragilité, donc en très grande difficulté. Quand il faut attendre quatre à cinq mois suite au dépôt pour une prise en charge c’est inquiétant. Donc, je m’adresse au représentant du Conseil Général : il est vrai que le parcours est long, quand vous avez la famille qui essaye de palier aux problèmes en attendant que la situation se débloque c’est une chose, tandis que les situations isolées, c’est très difficile et urgent. Si on sollicite les GDC cela veut dire « qu’il y a urgence ».

Dr BRIOLANT : j’aimerai savoir pourquoi c’est aussi long ?

Mr TARGE : sur la plupart des dossiers, c’est un problème qui revient souvent « pourquoi les dossier APA prennent autant de temps » quand nous nous trouvons dans des situations super complexes ?

Mr CONSTANCE : je suis aussi représenté par une collègue, Mlle NERON. J’ai aussi noté que mon prédécesseur ma laissé un brillant travail avec les assistantes sociales du Conseil général, concernant les dossiers APA. Je crois que la MAIA est en contact avec le Dr ROSNEL. Donc, s’il y a des problèmes dans les délais de traitement et que vous jugez que c’est trop long par rapport à la situation, vous pouvez me contacter par téléphone ou par mail de façon à ce que je puisse réagir. Nous essayons de faire en sort que les délais de traitement soit conforme à la règlementation et que le service soit le plus efficace dans la gestion de ces dossiers. Il peut arriver qu’il y ait des retards et dans la mesure où cela se présente, vous pouvez me saisir directement. Ainsi, je verrai avec mes collaborateurs pour intervenir rapidement sur ces dossiers.

Mme COUCHY : Normalement le délai légal pour une demande d’APA c’est combien de temps ? Est ce que les dossiers seront traités en urgence, si c’est précisé que se sont les GDC de la MAIA ? Ou c’est traité comme pour tout le monde ?

Mme NERON : avec le docteur ROSNEL, nous allons essayé de mettre en place un circuit afin que les dossiers qui arrivent chez nous soient identifiées « dossiers MAIA CAS COMPLEXES » passent en priorité sans pour autant léser les autres dossiers dits normaux.

Mr CONSTANCE : pour reprendre ce que disait ma collègue, il n’y en a pas énormément. Il suffirait d’informer le docteur ROSNEL ou moi-même afin que le nécessaire soit fait tout en respectant les situations prioritaires.

Mme NOUVELLET : je ne vous contredirai pas, nous ne nous rendons peut être pas compte, mais il existe des situations de précarité importante, par exemple : « le GDC qui m’appelle pour me demander où elle pouvait demander un colis alimentaire ». Il est certains qu’il y a des personnes en souffrance qui on besoins d’une aide immédiate, par ce que cette personne n’avait aucunes ressources. Il faut vraiment travailler sur des critères qui permettent de dégager les dossiers urgents.

Mr TARGE : concernant la CGSS, c’est du même ordre. C’est dommage qu’il n’y ait pas de représentant aujourd’hui.

Mme NOUVELLET : nous avons rencontré Mme BLEZES, qui en présence des assistantes sociale, nous avaient dit « lorsqu’il y des patients qui sortent d’une hospitalisation la prise en charge est de l’ordre de 48 heures ».

Mr TARGE : confirme, mais explique que sur le terrain les choses se passent autrement et c’est toujours là, la difficulté « dans la prise en charge et l’accompagnement du patient », également à l’hôtel des impôts, étant donné que nous n’avons pas d’interlocuteur... et les assistances sociales le savent bien, que pour débloquer les situations on nous demande l’avis d’imposition. Bien entendu, lors de la réunion avec les assistantes sociale du CHAR, il était convenu de se rencontrer pour développer au mieux ces situations mais n’ayant toujours pas de ses nouvelles, c’est en attente.

Mme NERON : Légalement le délai de traitement est de deux mois. Lorsque les dossiers arrivent à notre bureau et qu’il soit complet, il n’y a pas de problème, cela suit son court mais dans le cas contraire c’est en attente s’il manque des documents.

Mr TARGE : demande comment l’usager peut savoir que son dossier est incomplet ?

Mme NERON : Il prend contact avec nous, par ce que les dossiers sont instruits et au vu de son contenant nous informons le demandeur des documents manquants par courrier. Une fois qu’il nous fournit les documents et que le dossier est complet, c’est à ce moment-là que débute le délai légal qui est de deux mois. Nous rentrons en contact avec la personne ou la structure qui fait la demande !

Mr CONSTANCE : ce serait bénéfique si nous reprenions contact afin de revoir comment mettre en place un protocole avec des procédures pour améliorer la qualité des services et la gestion des dossiers.

Mr TARGE : Le même type de problèmes pour les impôts en ce qui concerne les avis d’impositions. Nous n’avons pas d’interlocuteur. Lorsque les GDC, doivent démarcher pour les usagers, qui souvent n’ont aucuns justificatifs. Il faut passer la matinée pour un seul document et tout le travail en amont s’avère inutile s’il n’y a pas l’avis d’imposition.

Mr DONATIEN : là encore nous nous heurtons aux institutions qui sont normalement nos partenaires. Je pense que ce sont des problèmes qui ne peuvent pas être résolu par la Table Tactique mais plus par les décisionnaires c’est-à-dire en Table Stratégique, qui sont l’ARS, CGSS, le Conseil Général et les autres bien entendu. Quand je vois tous ces entraves, il faudrait intervenir auprès du Directeur Général des Finances Public. Voir même de faire un courrier commun pour pouvoir les interpeler sur la gravité de certaines situations.

Mme NOUVELLET : demande qui est responsable du dispositif ? Est-ce l’ARS ? Alors, il faudrait qu’il mette en place une procédure afin de nous permettre d’être plus opérationnel.

Mr TARGE : pour toutes ces raisons, à la prochaine Table Stratégique nous aborderons justement tous ces éléments, puisqu’à la dernière Table Stratégique de décembre 2013, nous n’avions pas autant de retours du terrain que maintenant. Nous avons de plus en plus d’inconvénients et à la prochaine réunion nous pourrons faire remonter toutes ces problématiques auprès de nos décideurs.

Mr TARGE : et pour terminer avec les problèmes du terrain, les médecins traitants, ne connaissent pas le dispositif, ils ne savent toujours pas ce qu’est « le Service de Gestion de Cas ».

Mme NOUVELLET : ce que je voulais expliquer, pour différentes choses, nous avons essayé de passer par ce canal, d’autre part quand j’ai envoyé le courrier à chaque médecins par le biais de URPS, j’ai eu la réponse d’un seul, de plus son patient était déjà suivi par les gestionnaires de cas.

Mr TARGE : pourtant l’année dernière quand nous avons présenté le service de gestions de cas complexes, ils ont participé 2 ou 3 fois et depuis plus rien. Néanmoins, ils savent c’est quoi le service DGC. Ils étaient censés diffuser les informations auprès des médecins.

Mme NOUVELLET : tout compte fait, ce qui fera la différence c’est l’information de proximité ; ça passe inaperçu mais chaque fois, la présence des GDC sur le terrain permet de mieux expliquer le dispositif et l’information est mieux assimilée.

Mr TARGE : oui mais si intégrer le dispositif c’est pour les GDC passer toute sa matinée à attendre comme une patiente normale, alors que les médecins traitant, sont sensés être au courant du dispositif et palier à ces problématiques. Je ne dis pas que c’est un passe-droit mais ils peuvent mettre en place une intervention d’urgence dans ce cadre-là.

Mme COUCHY : c’est juste une suggestion, par ce que je vois que ça se développe de plus en plus « la Maison de Santé Pluridisciplinaire », pour la ville de Matoury, il y a un projet, Macouria aussi, je pense que si nous passons par cette voie, ne serai peut-être pas plus simple. Par ce que cette structure devient de plus en plus public.

Mme NOUVELLET : l’infirmier qui s’occupe des patients peut interpeler le médecin. Je réitère ce que je disais tout à l’heure, ce qui fonctionne c’est « l’information de proximité » et ainsi les gens se rend compte que ça a de l’intérêt.

Mme NOUVELLET : nous ne pouvons pas faire plus ! Nous avons envoyé à tout le monde : médecins, l’ordre des médecins,etc. Nous disposons d’un listing avec une base de données importante, avec toutes les adresses et ainsi l’information est diffusée.

Mr TARGE : pour rappel, au mois de décembre 2009, il a été diffusé à tous les médecins de Guyane une invitation dans le cadre de l’inauguration de la consultation mémoire. Dans la salle nous avons eu des représentants de droit, des instances, des finances, de la consultation mémoire, et d’autres. Mais en tout il y avait 7 médecins, de plus c’était la première consultation mémoire en Guyane.

Mme COUCHY : N’empêche, qu’à la décharge des médecins en Guyane au niveau de leur patient ce n’est pas la majorité de leur travail, par ce que dans la salle d’attente, il y plus des enfants. C’est surtout d’un pédiatre qu’ils auraient besoins.

Mme NOUVELLET : De plus, avant que le réseau mette en place le « parcours des personnes âgées », il m’est remonté par mes prédécesseurs, que les médecins ne se préoccupent peu des personnes âgées. Et dès qu’il y a le moindre petit problème, elles sont orientées vers les urgences. Il y a des pratiques qu’il faudrait revoir et analyser.

Retour de la fiche d’expérimentation du guichet intégré

En ce qui concernent les fiches du guichet intégré, testées depuis deux mois sur le terrain, j’aimerai savoir si vous avez eu des difficultés ? A quels niveaux ? quelles sont-elles ? Afin qu’ont puissent revoir et améliorer ce formulaire.

Mme ROBEIRI-LYNION : nous avons mis en place 1 agent instructeur chargé de faire les entretiens et de remplir les questionnaires, mais nous avons constaté que la difficulté réside au niveau de l’usager, qui ne va pas vers cet accueil et ne dit pas forcement pourquoi il est venu.
En ce qui concerne l’information, il faudrait réfléchir à une autre approche, je parle au niveau des familles concernant les fonds public, pour instruire ce type de dossiers. Il faudrait qu’il se rapproche de nos services. A l’issu de cette période, nous pensons changer de stratégie en interne, ce sera une autre cellule qui va le traiter.

Mme COUCHI : au niveau de Matoury, ça prendra un peu plus de temps. En ce qui concerne la fiche, il n’y a rien de particulier. Il y a des accompagnements qui ont été fait au niveau des personnes âgées mais pas de GDC, pour l’instant nous avons des situations qui sont traitées en interne.

Mr TARGE : en revanche souvenez-vous qu’il y a deux fiches de liaisons : celui du guichet intégré qui circule entre tous les partenaires et celui du service de GDC qui est à remplir par rapport aux 3 critères.

Mme COUCHY : donc nous devons remplir cette fiche et l’envoyer aux gestionnaire de cas qui déciderons de la procédure à suivre.

Mr TARGE : oui et n’oubliez-pas que normalement chaque partenaire doit faire un retour avec la partie réservée à ce sujet, stipulant qu’il a pris connaissance de cette orientation. Au bout d’un an de fonctionnement, la traçabilité permettra d’évaluer le flux d’orientation et de réorientation au sein du guichet intégré.

Mme NOUVELLET : je pense qu’il faudrait résoudre le problème de la sécurité des donnés par ce que le mail n’est pas sécurisant.

Mme TARGE : Je pense que le fax c’est le plus sécurisant de tous.

Mr TARGE : Il ne faudrait pas perdre de vu que tout le monde travaille avec le même document.

Mme NOUVELLET : ce qui veut dire que celui qui remplit ce document doit le faire deux fois. Il faudrait éliminer certains outils pour être d’avantage centré sur l’objectif.

Mr TARGE : donc la question est de savoir dans la fiche de liaison, si nous gardons la case de GDC oui ou non.

Mme COUCHI : quelqu’un peut aussi sélectionner deux partenaires, donc autant laisser GDC, celui qu’on aura choisi verra aussi que nous les avons aussi sollicités.

Mme NOUVELLET : les GDC font partie du guichet intégré ainsi que le réseau, mais jusqu’où vont ces recueils de donnés. Faudrait-il peut-être avoir cette fiche, lorsqu’on parlera de cette traçabilité et que ce sujet soit clos une bonne fois.

Mr TARGE : tout cela nous permettra d’avoir des données de traçabilité des soins sur le territoire, ainsi que les nombres d’orientations et de réorientations... Ces informations à un moment donné seront importantes pour pourvoir chiffrer les flux, ou les besoins. Mais pour l’instant nous sommes toujours dans la période d’expérimentation avec les CCAS.

Mme COUCHY : J’aimerai qu’on parle de la promotion médiatique du dispositif. Cela permettrait d’être plus présent et valoriser les portes du guichet intégré de la MAIA et d’avoir une visibilité.

Mr TARGE : il est prévu qu’à terme ce soit fait. Pour l’instant nous avons pu mobiliser que deux CCAS et nous sommes toujours en stade d’expérimentation. On pourra effectivement créer un logo qu’on pourra peut-être coller à toutes des portes des guichets intégrés de la MAIA. Ce sera fait au moment opportun.

Mme COUCHY : informe, qu’à part la démarche des administrés, il n’y a pas d’information. Par exemple pour les familles qui sont dans le doutes au vu des comportements des séniors, pourrai s’approcher au près des CCAS. Il est vrai aussi qu’on aura beaucoup de demande, néanmoins nous pourrons les filtrer et les orienter. C’est juste une affiche avec quelques informations clés. cela permettrait à chaque CCAS d’organiser la médiatisation au niveau de son territoire.

Mr DONATIEN : cela prouve que le projet prend de l’ampleur et que nous avons progressé.

Mr SEBELOUE : il faudrait remonter ces problèmes en Table Stratégique surtout en présence de nos grands partenaires, qui lors de la prochaine réunion apporteront des solutions pour rendre ce dispositif encore plus performant.

Présentation d’un projet de guide sur les aides sociales sur le territoire

Mme NOUVELLET : sur le terrain nous constatons que tous les acteurs de coordination et les professionnels qui ont pour mission d’orienter les usagers par rapport à l’aide sociale, ont un problème de visibilité majeur. Nous avons eu l’idée de mettre en place « un guide des aides », qui serait un document unique avec toutes les informations nécessaires. L’objectif est d’identifier les prestations disponibles ainsi que les acteurs, améliorer la visibilité des aides pour les séniors. J’ai ciblé quelques champs, il y a des associations qui vont visiter les personnes âgées, il y a aussi l’aides humanitaire, et bien d’autres... Nous pourrons présenter toutes les grandes structures : telles que le MDPH, APA, EHPAD, la carte de priorité, l’aide sociale légale et bien d’autres, les observations vont permettre de préciser les informations.

Dr BRIOLANT : il serait judicieux de se rapprocher du département pour élaborer ce guide-là, et de le faire avec un référent.

Mr SEBELOUE : ce projet ne peut pas être validé sans la présence des organismes décideurs.

Dr BRIOLANT : je me demande est ce qu’il est utile de faire ce guide sachant que c’est le département qui en est chargé.

Mr SEBELOUE : je pense que c’est une bonne idée, car ce cela permet d’apporter des informations beaucoup plus précises.

Mr DONATIEN : rappel qu’il n’y a pas que les aides du conseil général, de plus on pourrait y retrouver des aides extra légales, des aides qui ne sont pas départementales ainsi de suite.

Dr BRIOLANT : s’associe à cette idée et pense que c’est profitable pour le territoire MAIA. Par ce qu’on peut retrouver des informations sur les services que propose chaque commune.

Mme NERON : je pense que ça ne sert à rien de faire quelque chose de volumineux, mais simplement utilitaire avec des informations nécessaires et pratiques. De plus, je suis prête à participer aux ateliers de travail.

Mme NOUVELLET : nous avons réfléchi avec les gestionnaires de cas à ce problème. La question est de savoir comment nous allons procéder, est ce qu’on travaille avec le département ? Il y aura un fascicule qui va circuler auprès des partenaires qui pourront rajouter des choses s’ils s’avèrent que sa soient nécessaire. La finalisation se fera ensemble en présence des décideurs. Je rappelle aussi ce guide doit être actualisé régulièrement afin que les informations ne soient pas obsolètes.

Mr TARGE : rappel que ce serait mieux si ce groupe de travail se réunissait au moins deux fois avant la Table Tactique et que tous les acteurs puissent être présents.

Mme NOUVELLET : je vous propose le mois de septembre suivant le planning...

Mr TARGE : informe que suivant les ateliers de travail, la prochaine Table Tactique se tiendra dans la deuxième quinzaine du mois d’octobre et qu’une date sera ultérieurement arrêtée.

Heure de fin :

Décisions

Après concertation, la 9e Table Tactique a pris les décisions suivantes :

  1. Revoir le protocole pour le port du bracelet en tenant compte des observations de ce jour, et le proposer à la prochaine Table Tactique.
  2. Pour certains dossiers APA, identifier les dossiers GDC, travailler sur des critères qui permettront de dégager les dossiers les plus urgents, et interpeller le Directeur de l’Autonomie si besoin.
  3. Passer par le conseil de l’ordre des médecins pour diffuser l’information sur le dispositif MAIA.
  4. Demander la présence de l’ARS en Table Tactique afin de relancer le relais institutionnel et sensibiliser certains partenaires sur le dispositif MAIA.
  5. Mettre en place un groupe de travail pour proposer un mini guide pratique des aides disponibles sur le territoire.
  6. Programmer la prochaine Table Tactique au mois d’octobre.

Frédéric TARGE
Pilote MAIA GUYANE

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