Réunion de la 4e Table Tactique

, par Corinne COLLIGNI

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Date :
Lieu : ARS Guyane
Heure de début :

Présents : 10

ASGUAL : Mme Annick THOMAS – Trésorière
ARS : Mme Johanna ANTOINETTE – Chargée de Mission
CONSEIL GENERAL : Dr Claude ROSNEL – Médecin Evaluateur
HAD GUYANE : Dr Laurent DEJAULT – Médecin coordinateur Général ; Mme Gane SECK – Psychologue-Neuropsychologue
Consultation Mémoire / HAD SAINT PAUL : Dr Chantal EDWIGE – Médecin Gériatre Coordonnatrice
MAIA GUYANE : Mr Frédéric TARGE – Pilote MAIA
Maison des Réseaux de Gérontologie Alzheimer : Mme Marie-Louise NOUVELLET – Coordinatrice
MDPH : Mme Malaïka FIMIEZ – Assistante sociale
URPS MEDECINS : Dr Alain BOUIX – Président

Excusés : 6

CENTRE MEDICO-SOCIAL EBENE : Mr Jean-Pierre IMFELD – Directeur
CCAS MATOURY : Mme Brigitte COUCHY – Responsable
CMCK P. Boursiquot : Mme Laure-Elia CURT – Attachée de Direction
EHPAD EBENE : Mr Eric DONATIEN – Directeur
EHPAD LAMA : Mme Marie-Lise BRUCKER – Directrice
MGEN : Mr Marc HO YORCK KRUI – Directeur

Absents : 11

A.T.G. : Mr Damien TONY – Directeur
ADAPEI : Mme Déborah VINCENT – Responsable SAAD
CERPAG : Mme Maurice BERTRAND – Présidente
CIASS : Mme Francisca LEVEILLE – Responsable des Services
CLINIQUE VERONIQUE : Mr Jean-Michel PILA – Directeur
C.H. Andrée Rosemon : Mr Pierre PAUCHARD – Directeur ; Dr Michel DESVILLES – Chef du Service psychiatrie
EHPAD SAINT - PAUL : Mme Nathalie ELI – Directrice
MNT : Mme Caroline CLE – Directrice
TRIBUNAL D’INSTANCE : Mme Françoise JOUBERT – Juge des Tutelles
URPS INFIRMIERES : Mme Mylène MATHIEU – Présidente

Ordre du jour

  1. Mise en place du guichet intégré MAIA Guyane
  2. Création des outils MAIA Guyane.
  3. Présentation du service de la gestion de cas complexes

Délibérations

En ouverture de séance Mr TARGE informe que les deux gestionnaires de cas ont débuté leur formation, le traitement de cas complexes pourrait débuter en Juin. Il annonce également que le Dr ROSNEL souhaite effectuer des rectifications après lecture du compte rendu de la réunion de la troisième table tactique du Mardi 19 Février 2013.

Du fait du traitement du dossier par l’ARS et le Conseil Général dans la constitution du projet de l’ASGUAL, le Dr ROSNEL souhaite clarifier certaines informations énoncées lors de la dernière réunion relatives au projet de l’accueil de jour de l’ASGUAL. A l’heure actuelle, les bénévoles de l’ASGUAL gèrent une halte-répit, et la demande de structure est un accueil de jour : en effet, sans accueil de jour, le projet de plateforme de répit ne peut se mettre en place. Le dossier est à l’étude en ce moment et certains éléments manquent pour la poursuite de son instruction.

Ensuite, le Dr ROSNEL revient sur les propos de Mme BRUCKER concernant le financement de l’accueil de jour par la CGSS, elle explique qu’une confusion a du se faire avec le fonctionnement d’un hôpital de jour puisque l’accueil de jour est une structure médico-sociale qui est financée par l’ARS et le Conseil Général, en conséquence, le transport n’est pas un transport médicalisé pour un accueil de jour mais un transport organisé par l’accueil de jour grâce aux financements qui lui sont accordés.

A la déclaration effectuée par Mme THOMAS du fait que les patients diagnostiqués au préalable par un médecin peuvent directement se rendre à l’ASGUAL, le Dr ROSNEL rappelle que le diagnostic de la maladie d’Alzheimer est établi par un neurologue, un psychiatre ou encore par un gériatre, le patient est donc passé par le biais de la consultation mémoire ou de médecins libéraux spécialisés.

Mr TARGE demande si un médecin libéral qui n’a pas de spécialisation peut poser ce diagnostic. Le Dr ROSNEL répond que le médecin libéral ne peut ni faire, ni initialiser un traitement anti-Alzheimer et que l’encadrement de l’accueil de jour se fera sous couvert d’un cahier des charges pour un public répondant à des critères précis d’inclusion ou d’exclusion. Le Dr DEJAULT apporte la précision que, selon une circulaire, le cahier des charges sera déterminé par la DGOS (Direction Générale de l’Offre de Soins).

Par ailleurs, le Dr ROSNEL estime très intéressante d’avoir eu l’avis des médecins traitants représentés par le Dr BOUIX, Président de l’URPS médecin en Guyane, notamment au sujet des absences de retour d’informations sur le parcours de soins. Dr ROSNEL souligne ainsi l’intérêt du réseau de Gérontologie et prend l’exemple de visites à l’hôpital qui souvent ne sont pas effectuées.

Puis, sur les propos de Mr IMFELD, de l’importance d’intervenir rapidement dans le traitement de la pathologie d’un patient diagnostiqué à un stade léger de la MA, le Dr ROSNEL, nuance l’intervention en expliquant que la non-prise en charge de ces troubles cognitifs n’incombe pas une dégradation rapide de la personne, la dégradation peut être progressive, mais ne peut être rapide.

Enfin, le Dr ROSNEL souhaite revenir sur la question du Dr BOUIX concernant la place du médecin traitant dans les EHPAD, et récapitule que l’EHPAD St PAUL laisse la possibilité aux résidents de garder leur médecin traitant, et à contrario, l’EHPAD LAMA a stipulé dans ses dossiers d’admission que les résidents ne peuvent pas les conserver, ce qui est illégal, intervient le Dr BOUIX, en accord avec le Dr ROSNEL. Il précise également qu’un décret récent le confirme.
Ayant sciemment soulevé la question lors de la précédente réunion, le Dr BOUIX déclare considérer ce dysfonctionnement comme un abus de pouvoir.

En conséquence, le Dr ROSNEL ainsi que le Dr BOUIX espèrent que le prochain compte rendu retransmettra leurs observations de manière plus exhaustive, précise le Dr BOUIX, de façon à faire remonter ces indications en table stratégique complète le Dr ROSNEL qui regrettait de ne pas avoir participé à la dernière réunion.

Ensuite, Mme NOUVELLET demande de la précision quant aux éléments d’écriture pouvant prêter à confusion et notamment concernant la terminologie « pathologies prisent en charge » par l’ASGUAL, car l’ASGUAL ne prend pas en charge les pathologies.

Pour terminer, sur les structures ayant présentées leur fonctionnement et leurs missions, (pas tous déplore Mr TARGE), le Dr ROSNEL aimerait que le pilote de la MAIA, fasse la distinction entre les missions légales, obligatoires et réglementaires d’une part et ce qui est fait d’autre part, la base du travail doit être effectuée à partir du légal et du réglementaire. Mr TARGE, pilote de la MAIA, répond que ces présentations ont pour but de créer le référentiel d’intervention, un document utile au sein du guichet intégré, chaque partenaire doit savoir et comprendre ce que font les autres afin de pouvoir mieux orienter.

De plus, ajoute Mr TARGE, la construction d’un référentiel uniquement sur ce qui devrait exister en Guyane, engendrerait des orientations qui ne seraient pas forcément pertinentes puisque les partenaires ne proposent pas ou ne remplissent pas toute leur mission.

Le Dr ROSNEL rétorque que l’on ne peut pas établir un référentiel basé sur ce que l’on fait car si ce n’est pas dans le cadre de règlements, ce n’est pas possible de l’intégrer dans un référentiel. Elle constate que ses paroles n’ont pas été comprises et prend l’exemple de l’APA : aujourd’hui, certaines tâches sont effectuées qui ne relèvent pas de l’APA, cela ne doit pas apparaître dans le référentiel, puisque cela ne relève pas des attributions de l’APA : « si chacun fait à la place de… » et que cela est écrit et formalisé dans le référentiel, dans ce cas, à quoi servent les textes ?

Pour une meilleure compréhension, le Dr BOUIX résume que, tout ce qui est au-delà des missions et des textes ne soit pas dit. Pour le Dr ROSNEL il faut que cela soit dit pour pouvoir changer, mais que cela ne soit pas formalisé par écrit.

A contrario, continue le Dr BOUIX, qu’en est-il des pans de choses existants dans les textes et qui ne sont pas réalisées ? Le Dr ROSNEL déclare qu’elles peuvent être écrites. Le Dr BOUIX s’étonne, alors, de la pertinence de les écrire puisqu’elles ne sont pas faites. Dans ce cas, explique le Dr ROSNEL, on peut les écrire pour dire qu’elles n’existent pas. En récapitulant, le Dr BOUIX ajoute que cela fait partie de notre champs de compétences mais que ce n’est pas réalisé, cela aura donc une valeur indicative. Le problème est que faire mention de la théorie qui n’est pas effectuée n’a aucune valeur et n’est pas pertinent : dans tous les textes plein de champs sont à remplir, des missions accomplies et d’autres pas, il faut marquer clairement ce qui n’est pas fait.

Mr TARGE explique que ces indications vont lui servir à construire un outil opérationnel dans lequel le partenaire aura accès aux informations des autres partenaires et pourra orienter en conséquence.
Le Dr ROSNEL rectifie qu’il faut encore que le partenaire déclarant exercer telle activité ait le droit de le faire. Par exemple peut-on mentionner dans un référentiel que l’EHPAD refuse les médecins traitants, sachant qu’il n’a pas le droit de le faire ?
Le Dr BOUIX propose qu’on l’écrive, tout en sachant que ce ne sera pas forcément admis, et qu’il faudra être vigilant sur ce point-là.
Pour le Dr ROSNEL faire partie de la MAIA induit une coresponsabilité et dans la mesure où ce sera écrit, ce sera acté.

De toutes manières, si autour de la table certains partenaires ne sont pas d’accord, ils pourront le signifier : cet outil, informe Mr TARGE devra être validé par tout le monde. D’où l’intérêt de discuter renchérit Le Dr ROSNEL.

Le Dr DEJAULT intervient en disant que ce serait l’occasion de redistribuer les cartes, par exemple pour les missions de l’assistante sociale au niveau de l’APA réalisant des tâches qui sortent de l’ordinaire pour pallier à une offre de soin ou à une demande, l’ARS doit en être officiellement informé, même si l’ARS le sait déjà, il faut le redire, le réécrire. Et, complète le Dr ROSNEL, ce qui est dit au sein des réunions doit remonter en table stratégique, et quant à l’outil qui sera utilisé par la MAIA, il devra être créé dans les règles.

Indépendamment de ce qui devrait exister en théorie, le Dr DEJAULT comprend que l’outil que veut réaliser Mr TARGE est pratique, pragmatique et tient compte de la réalité du terrain au regard de la zone de couverture de la MAIA Guyane et des différents intervenants que le Pilote est susceptible de solliciter dans le cadre du guichet intégré ; cette discussion fait émerger une divergence philosophique dès le départ, plaisante le Dr DEJAULT, il faut trouver un terrain d’entente.

Au stade d’une première évaluation et d’une première orientation, indique Mr TARGE, la personne chargée de l’accueil du public, d’un partenaire faisant partie du guichet intégré, se servira de ce référentiel d’intervention dans le but de proposer au patient et à la famille la bonne orientation.

Pour être plus concrète, le Dr ROSNEL réitère que lors de la constitution d’un dossier APA, il ne sera pas possible d’écrire dans le référentiel MAIA que la prise en charge sera coordonnée alors que ce n’est pas dans leurs missions, même si par nécessité, le service APA l’effectue. Mr TARGE réexplique que le référentiel sera effectué à partir des présentations fournies, donc, si dans celui du service APA, nulle mention de coordination n’est comportée, alors ce ne sera pas mentionné dans le référentiel.

Confondre l’accueil de jour avec une halte-répit est un problème de terminologie, dénoncer une pratique discutable de l’EHPAD est un problème de fonctionnement déclare Mme NOUVELLET, l’appréciation est différente et l’expectative de changement dans l’organisation de cette structure peut prendre du temps, alors, continue Mme NOUVELLET, il est nécessaire d’être pratique, de se baser sur l’existant pour débuter et de procéder aux ajustements après, au cours d’échanges dynamiques pendant les tables tactiques, sans pour autant consigner des choses extravagantes dans le référentiel.

Mais pour le Dr ROSNEL, l’utilisation des bons termes est très importants, les différentes appellations s’appliquent aux structures et aux missions précises qui leurs sont dévolues. Mr TARGE est d’accord sur ce point avec le Dr ROSNEL, à propos du référencement de services effectués en sus de leurs missions, et en plus, précise Mr TARGE, le problème sera de constater et faire remonter les besoins non couverts si chacun va au-delà de ses missions pour pallier aux difficultés.

A ce moment, le Dr DEJAULT suggère de concevoir un moyen de les mettre en exergue. Dr BOUIX avance l’idée d’inclure un changement de typographie pour différentier les tâches réglementaires des autres.

Par la suite, le Dr DEJAULT propose de trouver des solutions en table stratégique pour que les missions assurées par d’autres, par la force des choses, soient menées différemment.
Ainsi, ajoute le Dr BOUIX, le travail de flux effectué sera valorisé, puisque cela va au-delà de la définition du champ de compétence et l’ARS pourra le constater.

Selon le Dr ROSNEL, Il est établi que les concertations de la table tactique remonteront en table stratégique. Les problèmes seront constitués consécutivement à l’utilisation du référentiel dans le cadre du guichet intégré, à l’orientation du public par les partenaires membres du guichet intégré.
Le Dr DEJAULT demande au Dr ROSNEL si le service APA souhaite qu’à l’avenir, par le biais du guichet intégré de la MAIA, le public adressé le soit uniquement selon les champs de compétence de l’APA.
Le Dr ROSNEL acquiesce et complète que les missions inscrites dans le référentiel croisé avec le ROR (Répertoire Opérationnel des Ressources) devraient occasionner l’orientation du public, par le guichet intégré, vers les structures compétentes selon les textes, donc il serait judicieux d’élaborer un outil conforme aux textes de lois qui attirera l’approbation des décideurs-financeurs.

Alors, le Dr DEJAULT soumet l’idée de faire une procédure en deux temps, un premier bilan de l’existant, de le soumettre en table stratégique, demander aux décideurs de statuer et établir le référentiel en fonction du résultat.

Mr TARGE intervient, en alléguant que faire remonter un référentiel établissant un nombre important de structures qui dépassent leurs champs de compétence, pourrait engendrer une injonction de la table stratégique, aux structures, de se repositionner par rapport à leur mission.

Le Dr DEJAULT est conscient que certes la navette entre les deux tables fait rajouter une étape, mais d’un autre côté aura le mérite de clarifier les positions des uns et des autres. De l’absence de transversalité entre les partenaires en découle une ignorance des fonctionnements des autres, poursuit le Dr DEJAULT, maintenant que chaque structure a effectué sa présentation, il faut coordonner le tout et éviter les redondances, les pertes de temps, et conclue le Dr DEJAULT, l’économie d’une remontée d’un travail préparatoire à la tutelle pour validation ne peut être faite.

De toutes les façons, indique le Dr ROSNEL, tous les outils élaborés en table tactique devront être validés par la table stratégique avant utilisation.

Le Dr BOUIX reformule l’idée d’indiquer, au moyen d’une typographie adaptée les missions supplémentaires effectuées par certaines structures et en même temps aviser dans quelle(s) structure(s) ces tâches devraient normalement être effectuées. Le Dr BOUIX donne l’exemple de la HAD Guyane, du fait d’une carence de médecin traitant, le médecin coordonnateur assure certaines tâches, dévolues au médecin traitant, que le texte réglementaire n’écrit pas. Ensuite, continue le Dr BOUIX, avec l’exemple du CIASS (Centre Intercommunal d’Action Social des Savanes) pas encore opérationnel, donc retardant l’action des autres professionnels, en se taisant on valide ces carences, de ce fait, d’un point de vu pragmatique, il est intéressant de chercher comment contourner pour continuer de travailler. Et surtout, rebondit le Dr ROSNEL l’inscrire dans un référentiel, c’est acter un système qui dysfonctionne.

Mr TARGE fait état, malgré ses multiples tentatives, de sa difficulté de rencontrer un interlocuteur au sein du CIASS, une solution, remarque Mr TARGE serait d’interpeller directement chaque mairie des Savanes. Dans ce cas, réplique le Dr BOUIX, il faudrait notifier aux mairies de cette impossibilité d’obtenir un contact avec l’intercommunal qui est, rappelle le Dr BOUIX, financièrement dépendant des mairies. Mais ne pas oublier, rappelle le Dr ROSNEL, que la MAIA est un dispositif proposé, mais non obligatoire, donc s’adjoindre des structures qui ne le souhaitent pas, serait contraignant. Mais en même temps, argue Mr Targe, pour permettre le déploiement du guichet intégré sur le territoire des Savanes, il paraît essentiel d’obtenir leur adhésion.

Mr TARGE effectue la présentation du guichet intégré.

Au sujet du dossier unique, le Dr DEJAULT souhaite savoir si des exemples de fonctionnement et de gestion de ce dossier existent et connaître son interaction avec les gestionnaires de cas complexes.

Le mot « dossier » prêtant à confusion, Mr TARGE propose de le remplacer ultérieurement, ensuite Mr TARGE rappelle que la gestion de cas complexes intervient seulement pour certaines situations, et pas pour toutes les situations concernant le guichet intégré. La constitution de ce dossier soulève effectivement le problème du partage d’information, et pour le moment aucun exemple de réel dossier complet, partagé par tout le monde existe ; à l’heure actuelle, cela s’apparenterait plus à un partage de certaines informations, et ce sera aux partenaires de déterminer lesquelles. A savoir exemplifie Mr TARGE, réunir d’une part les situations nécessitant des informations communes que les partenaires peuvent regrouper entre eux ; et d’autre part, des données spécifiques, inhérentes à leurs activités, qui ne seront pas partagées avec les autres partenaires.

Ensuite, le Dr DEJAULT et le Dr BOUIX rappellent que pour une demande en EHPAD est utilisé un document unique, validé au niveau national qui est différent du dossier médical partagé, à fortiori, le Dr DEJAULT désirait savoir si les MAIA existantes ont pu mettre en place, à leur tour, ce dossier unique ?

Mr TARGE répond que sur le principe d’une base de données, les partenaires effectuant des orientations simples au sein du réseau, envoient également l’information à la MAIA qui récupère les données et constitue un parcours pour une situation.
Le souci, déclare alors le Dr BOUIX, est que même dans ce cas certaines de ces données nécessitent une déclaration à la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Mr TARGE informe qu’en ce moment, au niveau national, une discussion est engagée sur ce point avec la CNIL.

Le mot « dossier » prêtant à confusion, le Dr ROSNEL demande un exemple concret de la demande d’une famille se présentant au guichet intégré de la structure en charge de l’accueil. Mr TARGE explique qu’une première analyse, simplifiée, sera effectuée avec une fiche de liaison à laquelle les personnels concernés seront formés à son utilisation, ensuite si le besoin s’en fait sentir, une deuxième analyse multidimensionnelle, plus experte, pourra être exécutée par un personnel plus spécialisé. Ces outils seront déterminés par l’ensemble des partenaires en fonction de leurs pertinences.

De la sorte, détaille, Mr TARGE, deux niveaux d’accueil intègreraient la possibilité de décliner les différents degrés d’analyse sur le territoire, un premier niveau par le biais des CCAS pour un accueil et une orientation simple, et un niveau d’expertise et de coordination.

Pour éviter la confusion entre l’équipe d’expertise et celle de la coordination, le Dr ROSNEL propose d’utiliser à la place le terme de partenaire, car elle estime que se sont deux domaines bien distincts.
Et d’ajouter que ces niveaux d’analyses seront à décliner en fonction des guichets d’accueil, pour un CCAS par exemple, le niveau d’accueil serait très basique.

Effectivement, explique Mr TARGE, un accueil simple pourrait s’effectuer en mairie et un accueil plus complexe par l’intercommunal, et redit Mr TARGE que l’accueil étant basé sur le volontariat, les structures acceptant de le gérer devront mettre du personnel à disposition qui sera formé en interne par lui. De plus, répète le Dr ROSNEL, ces structures devront déjà être reconnues comme établissement accueillant du public.

En revanche Mme SECK se demande comment gérer la notion de confidentialité de ce type d’accueil, il faudra s’en référer à la mise en place des différents niveaux et la réalisation d’entretien répond Mr TARGE.

Le Dr DEJAULT souhaite savoir si la CGSS fait partie des partenaires ? Le pilote MAIA déclare que le concours de la CGSS en table stratégique a été sollicité à plusieurs reprises et qu’il essaie toujours de les rallier.

Mr TARGE souhaite constituer un groupe de travail pour l’élaboration des outils pour la première évaluation multidimensionnelle et les proposer à la prochaine table tactique. Après un tour de table, le Réseau Gérontologie, l’HAD Guyane, le Conseil Général se portent volontaires.

De l’avis de Mme SECK, un professionnel de santé sera plus expérimenté pour utiliser « la fiche d’orientation » qu’un agent de mairie ou d’un CCAS, par exemple, même formés. A l’instar des personnels travaillant dans les réseaux associatifs, propose le Dr DEJAULT, il faudra former les gens.

Mais, intervient le Dr ROSNEL, avant de créer les outils, il est très important d’identifier au préalable quelles structures seront guichet intégré, car elles devront déjà être identifiées comme accueillant du public, on pourra, par exemple, examiner la possibilité de travailler avec le service social du Conseil Général ou de la CGSS.

Donc, résume Mme SECK la notion à retenir est que le guichet est synonyme d’accueil public.

Bien entendu, répète Mr TARGE, les points d’accès correspondent aux structures qui accueillent déjà du public, les personnes aiguillées en HAD présupposent d’une orientation initiale correctement effectuée. Apparemment le mot guichet prête à confusion, note Mr TARGE et il ajoute que plusieurs portes d’entrée dans le réseau pourraient être existantes sur l’ensemble du territoire MAIA.

Après consultation du rapport des premières expérimentations des MAIA, intervient Mme NOUVELLET, la sémantique à son importance, les terminologies employées ont parfois pu prêter à confusion et il faudrait faire attention à ne pas se focaliser sur la notion physique du guichet. Par ailleurs, Mme NOUVELLET spécifie son accord avec le fait d’assimiler les portes d’entrée aux structures partenaires accueillant déjà du public.

Contrairement à la Métropole, continue le Dr ROSNEL, la spécificité guyanaise fait que le guichet physique (CLIC) n’existe pas, pourtant, poursuit le Dr ROSNEL, la CGSS est également un guichet, même si à l’heure actuelle elle n’a pas de point d’information, elle utilisera les mêmes outils que les CCAS, les assistantes sociales du Conseil Général, et étant donné que ces personnels-là ne pourront pas orienter vers les structures médicales, il faut déjà avoir à l’idée qui sera guichet.

Mr TARGE effectue la présentation du service de gestion de cas complexes

Composé d’une assistante sociale et d’une infirmière (actuellement en formation du DIU de Gestionnaire de cas). Mr TARGE, psychologue de formation, estime que la mutualisation de leurs compétences enrichira les réunions de synthèse des situations. Parmi les documents à créer Mr TARGE explique qu’il serait intéressant de déterminer les critères d’inclusion à la gestion de cas complexe et au sein des partenaires, et vérifier quelles situations complexes orienter.

Dans les inclusions du service de gestion de cas de la MAIA, Mme NOUVELLET souhaite savoir si uniquement les patients en situation complexes sont concernés, ou tous les patients présentant un Alzheimer ? Les critères d’inclusion du service gestion de cas complexe diffèrent des critères pour entrer dans le dispositif MAIA, réplique Mr TARGE, et ne pas oublier que le service de cas complexe est une des nouvelles compétences intégrées dans le territoire, la MAIA n’est pas que le service de gestion de cas.

Mme NOUVELLET souhaite savoir concrètement comment adresser des patients au service de gestion de cas. Dès que le guichet intégré sera mis en place, répond Mr TARGE, il suffira d’utiliser la fiche de liaison du réseau MAIA pour effectuer la demande qui sera examinée au service de gestion de cas complexes et après vérification et concordance des critères d’inclusion le gestionnaire de cas prendra contact avec la personne référent de la requête.

Les situations complexes existent, les gestionnaires de cas sont dorénavant présents, expose Le Dr ROSNEL, travailler en premier sur la mise en place du service de gestion de cas complexes serait plus judicieux, tandis que concernant le guichet intégré beaucoup de points d’interrogation subsistent.
Mr TARGE répond que les documents que le groupe de travail va créer comporteront les outils dont aura besoin le service de gestion de cas complexe. Pour être présent et fonctionnel sur le terrain, le Dr ROSNEL insiste que la priorité est l’élaboration des critères d’inclusion et l’organisation de la prise en charge par les gestionnaires de cas.

La réelle difficulté du gestionnaire de cas, allègue Mr TARGE, après la qualité de son évaluation et en rapport avec ce qu’il aura décelé et jugé pertinent de mettre en place avec l’aide du médecin traitant, sera dans la coordination de tous les professionnels autour de la situation.
Au regard du travail déjà effectué, en amont, par le partenaire, le Dr ROSNEL met en exergue le fait que l’objectif maintenant est d’élaborer, pour les partenaires, une procédure visant à retransmettre aux gestionnaires de cas toutes les informations nécessaires aux orientations.

Ensuite, Mme NOUVELLET demande si une condition obligatoire (ex : complexité médicale) fait qu’un cas ne soit pas signalé dans le même temps au réseau. Le Dr ROSNEL et Mr TARGE répondent par l’affirmative, et Mr TARGE ajoute que le service de gestion de cas est dédié aux situations très complexes, il sera très important de bien déterminer les critères d’inclusion. Au vu de la Charte MAIA d’une part et des conventions que le réseau va proposer aux autres partenaires d’autre part, Mme NOUVELLET se demande comment articuler le tout.

Dans le but d’être rapidement opérationnel, le Dr ROSNEL veut connaître le premier objectif de la réunion suivante. Mr TARGE veut proposer les outils élaborés avec le groupe de travail restreint. Pour le Dr ROSNEL la priorité reste la définition des situations complexes et la mise en place du travail des gestionnaires de cas. Par ailleurs, Mr TARGE réitère que le nombre de situation est limité à quarante par gestionnaire. De plus, au niveau local, ces critères nationaux peuvent être modifiés en fonction de la file active, du nombre de situations qualifiées de complexes présentes sur le territoire MAIA.

Donc, résume Mme NOUVELLET, l’accent sera positionné sur la mise en œuvre du service de cas complexe et en fonction de son avancement, cela n’empêchera pas de travailler sur le guichet intégré. En fonction du partenaire qui oriente vers le gestionnaire de cas, demande Mme FIMIEZ, il serait intéressant de bien cibler ce qu’est le cas complexe et ensuite travailler sur les outils puisque les cas complexes sont orientés par les structures.

Pour conclure, Mr TARGE explique qu’initialement au niveau national était prévu la mise en place du guichet intégré dans un premier temps, et ensuite la mise place du service de la gestion de cas, néanmoins, il est prêt à s’adapter selon les besoins.

Heure de fin :

Décisions

Après concertation, la quatrième table tactique a pris les décisions suivantes :

1. Devant l’absence de certains partenaires en concertation, il est décidé le ralentissement temporaire du travail sur le guichet intégré.

2. Priorité est donnée pour le pilote à la mobilisation des partenaires sociaux, indispensables à la mise en place du guichet intégré.

3. Elaboration de la mise en place du service gestion de cas, avant celle du guichet intégré, avec création d’un groupe de travail pour élaborer des outils spécifiques au territoire MAIA Guyane.